Nostradamus, la dernière prophétie
Les joueurs
qui ont apprécié « Da Vinci, le manuscrit interdit » ne seront pas
dépaysés avec « Nostradamus ». Mêmes graphismes soignés, même sens du
détail (les rats dans les rues la nuit), même gamaplay très classique. Malheureusement,
les aventures de Madeleine de Nostre-Dame, fille putative du très ésotérique
Michel de Nostre-Dame, ne promènent pas
le joueur dans autant de décors que Da Vinci. Dans cet opus, on rencontre très
peu de personnages autour du père et de sa fille : apparition fugace
de Catherine de Médicis, un garde, un moine, une jeune fille et le personnage
de Jean-Aimé de Chavigny sur lequel pèse quelques soupçons de lèse-majesté. En
l’absence de son frère (effectivement absent totalement du jeu), Madeleine est
chargée par son père de déjouer un complot contre la reine, complot qui vise à
assassiner quantité de personnes de l’entourage de Sa Majesté, jusqu’à la tuer
elle-même. Madeleine ne nous fait visiter que deux lieux : la maison de
son père, et quelques pièces du château de la reine, à l’autre bout d’un
village qui semble privé d’habitants. Il est vrai qu’une épidémie de peste
règne, mais cela n’explique pas cette absence de vie. Hormis ce (gros) défaut,
le jeu est très plaisant. Recettes de potions et de tisanes, interrogatoires,
déguisements, avec en fil rouge, un journal très bien conçu pour qu’aucun
indice ne manque au joueur le moins attentif… Et quelques passages un peu ardus
comme la reconstitution de thèmes astraux. Le final, très réussi, se mérite :
il comporte la seule (et incongrue) épreuve chronométrée du jeu, et très
courtement chronométrée. Le jeu est aussi très court. On aime, mais on regrette
un peu « le manuscrit interdit ».
« Nostradamus, la dernière
prophétie », DVD, jeu sur PC, joueur solo, développé par totem Studio,
édité par Elektrogames. 44, 90 euros environ






