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Archive pour la catégorie 'jeux PC'

Nostradamus, la dernière prophétie

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nostradamus 1Les joueurs qui ont apprécié « Da Vinci, le manuscrit interdit » ne seront pas dépaysés avec « Nostradamus ». Mêmes graphismes soignés, même sens du détail (les rats dans les rues la nuit), même gamaplay très classique. Malheureusement, les aventures de Madeleine de Nostre-Dame, fille putative du très ésotérique Michel de Nostre-Dame, ne promènent pas le joueur dans autant de décors que Da Vinci. Dans cet opus, on rencontre très peu de personnages autour du père et de sa fille : apparition fugace de Catherine de Médicis, un garde, un moine, une jeune fille et le personnage de Jean-Aimé de Chavigny sur lequel pèse quelques soupçons de lèse-majesté. En l’absence de son frère (effectivement absent totalement du jeu), Madeleine est chargée par son père de déjouer un complot contre la reine, complot qui vise à assassiner quantité de personnes de l’entourage de Sa Majesté, jusqu’à la tuer elle-même. Madeleine ne nous fait visiter que deux lieux : la maison de son père, et quelques pièces du château de la reine, à l’autre bout d’un village qui semble privé d’habitants. Il est vrai qu’une épidémie de peste règne, mais cela n’explique pas cette absence de vie. Hormis ce (gros) défaut, le jeu est très plaisant. Recettes de potions et de tisanes, interrogatoires, déguisements, avec en fil rouge, un journal très bien conçu pour qu’aucun indice ne manque au joueur le moins attentif… Et quelques passages un peu ardus comme la reconstitution de thèmes astraux. Le final, très réussi, se mérite : il comporte la seule (et incongrue) épreuve chronométrée du jeu, et très courtement chronométrée. Le jeu est aussi très court. On aime, mais on regrette un peu « le manuscrit interdit ».

« Nostradamus, la dernière prophétie », DVD, jeu sur PC, joueur solo, développé par totem Studio, édité par Elektrogames. 44, 90 euros environ

4 décembre 2007 - Lire la suite Tags: , , ,

L’Île noyée

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ilenoyee2Indéniablement, l’île noyée est un jeu abouti, et sophistiqué. Rien n’y est laissé au hasard, et aucun détail n’y est fortuit. Alors, si le scénario paraît un peu rebattu, entre Dark Fall 2, Cluedo (le masque fatal), et les Dix petits nègres, l’ingéniosité de la résolution de l’énigme donne un jeu à la hauteur des espérances des amateurs d’énigmes lassés par trop de jeux ressemblants.

Le détective Jack Norm arrive sur une île noyée par la tempête pour enquêter sur la mort suspecte du milliardaire qui a bâti cette immense et délirante demeure dans laquelle le jouer va se perdre maintes fois. L’homme était riche, donc entouré autant d’amis sincères, que de fâcheux, et très exposé dans cette île loin de tout. Le meurtre en huis clos est un de ces sujets récurrents - et fascinants- de la littérature policière, on peut dire sans aucun doute que l’île noyée puise sans doute dans la lecture de quelques modèles du genre, de Hugo Pratt à Donald Weastlake. Après tout, Benoit Sokal a commencé par la BD, et un certain inspecteur Canardo, compromis en Marlowe et l’inspecteur Lavardin. Sans doute aussi l’un des raisons des dialogues, fréquents, un peu longs, mais qu”il faut suivre avec énormément d’attention, car ils abondent en indices. Indices d’ailleurs récupérés au fur et à mesure dans un PDA, qui sollicite parfois Jack Norm, et donc le joueur, pour en choisir, en associer entre eux, et avancer dans l’enquête. Sachant que certains indices répertoriés en tout début de jeu ne seront utiles que fort longtemps après. Mais peu importe, car dans île noyer, on ne reste jamais bloqué longtemps, le but de Benoît Sokal est avant tout de raconter une histoire interactive, non pas de noyer le jouer dans une énigme irrésoluble ou trop ardue. Notre détective se trouve confronté à de multiples pistes, à l’imminence d’une tempête, aux avances à peine voilées d’une jolie femme dont il se demande si elle est amoureuse, ou si elle cherche à détourner ses soupçons. Bref, un polar classique, ce qui n’est pas encore banal pour un jeu vidéo.

” L’Île noyée”, de Benoît Sokal, avec White Bird Productions, édité par micro application

(DVD seulement)

37,95 euros

REPROBATES

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reprobates2Reprobates est un peu décevant de la part des développeurs de Nibiru et Black Mirror, parce q’il manque de créativité, et que l’ambiance très sombre est desservie par des décors glauques. Cependant, si par curiosité, on se prend à aller au delà des premières impressions, la déception s’amoindrit.

Après un accident, Adam se retrouve sur une île dominée par un clocher inaccessible, et peuplée d’étranges personnages chacun doté d’un bungalow spartiate, et semblant venir d’époques différentes. On comprend vite qu’il se trouve dans l’anti-chambre de la mort, mais étrangement confronté à des soucis bien terre-à-terre, à savoir la nourriture, la soif, le froid. Serait-ce donc que ce passage intermédiaire pourrait être un leurre? Le mystère est là, où est Adam, qui sont réellement ses compagnons de solitude, bavards mais peu éloquents. si le point & click classique, les allers-retours incessant, et les petits jeux agacent un brin, l’histoire elle devient rapidement une interrogation prégnante que l’on ne demande qu’à résoudre. Reprobates ne fera pas date, mais il reste honnête.

“Reprobates, aux portes de la mort”, développé par Future Games, édité chez Micro-Application

37, 95 Euros environ